Le Bassin d'Arcachon, d'une superficie de 155 km carré est une lagune d'eau saumâtre (mélange d'eau douce, provenant du delta de la Leyre et des lacs de Lacanau et de Cazaux, et d'eau océanique). Ce Bassin est semi-fermé (voir figure 1) et est soumis à 2 marées hautes et 2 marées basses chaque jour. Les durées respectives de chaque marée sont de 6 heures environ et les coefficients de marée (voir figure 2) sont variables. Ils dépendent directement de la lune et du soleil (ce dernier a cependant une influence moindre).  

 

         Pendant la période de marée basse, le Bassin est asséché. Il ne reste de l'eau que ans les chenaux, qui représentent environ 4 km carré. Les conditions de salinité, de marée et d'ensoleillement permettent la culture d'huîtres. La pêche et la navigation de plaisance y sont également pratiqués (sûrement de manière trop intensive, mais c'est un autre sujet).

 

       Durant chaque marée montante, c'est l'Océan Atlantique qui fournit plus de 400 millions de mètres cube répartis entre les passes nord et sud du Bassin (celles-ci sont localisées entre la pointe du Cap-Ferret, et la Dune du Pyla). Ensuite, lorsque la marée descend, c'est le Delta de la Leyre qui devient une source importante d'approvisionnement en eau douce. Celui-ci a été « dérivé » volontairement vers le Bassin d'Arcachon dans le but d'augmenter le ratio « eau qui sort du Bassin »/ « eau qui rentre dans le Bassin ». Ainsi, il contribue nettement à conserver l'ouverture des passes du Bassin, qui avaient tendance à se refermer il y a quelques années.

 

        La différence de hauteur d'eau entre la marée basse et la marée haute, dit également « marnage » est d'environ 4 mètres 50. Celui-ci est variable, et augmente lors des marées de vives eau (supérieures à 80 de coefficient) et diminue lors des marées dites de mortes eaux (inférieures à un coefficient de 80). Nous verrons plus tard que ces coefficients de marée sont très importants pour la plongée et ne doivent pas être négligés.