Ça y'est, le dernier jour de plongée est arrivé, j'ai bien profité et il me reste encore 2 plongées aujourd'hui !

La traversée en bateau sera un peu plus longue que d'habitude, mais pas moins riche en rencontres... Après une petite heure de traversée, le capitaine du bateau dérive brusquement de la direction suivie puis coupe les moteurs, "vite vite, regardez, des éléphants de mer" ! Ils étaient un groupe de 3 adultes et remontaient de temps en temps à la surface, ce sont vraiment de belles bêtes, et leurs performances en apnée me font rêver...Malheureusement, ceux-ci étaient assez loin, j'ai donc difficilement pu sortir une photo nette. Regardez sur l'image ci-dessus, en bas à gauche, un éléphant de mer (Dugong dugon) émergeant.

      C'est une belle rencontre et il est assez rare d'en croiser ici. Ça n'est pas la dernière de la journée, puisqu'au moment de s'immerger pour la première plongée, un groupe de dauphins passe près du bateau! Furtifs, ils disparaissent vite dans l'immensité du grand bleu, laissant mon appareil photo sans souvenirs d'eux. La journée commence bien !

En nous immergeant, nous tombons sur ce magnifique banc de Plectorhinchus vittatus, c'est la première fois que j'en croise, ils sont par contre très craintifs. Nous sommes aujourd'hui dans un jardin de corail magnifique et plein de vie encore une fois. Le guide d'aujourd'hui m'avait promis de voir beaucoup de Rascasses volantes dans des grottes qu'il connait bien, je ne fus pas déçu. C'est un poisson à la forme atypique, plutôt nocturne, le jour il reste le long des parois rocheuses où il y trouve de la sécurité.La galerie d'image ci-dessous leur est dédiée :)

C'est un très beau poisson, certes. J'ai du mal à l'apprécier cependant...Depuis quelques années, il est devenu invasif car il s'adapte parfaitement aux conditions plus acides et plus chaudes des mers et océans. Le soucis étant que ce poisson tue beaucoup d'espèces locales, ce qui cause bien sûr un problème majeur pour le récif. Que faire ? Telle est la question... Le problème n'est pas simple à gérer et constitue un réel enjeu aujourd'hui pour la survie des océans. Il fait d'ailleurs l'objet de nombre de recherches scientifiques.

      Depuis ma première plongée dans une grotte sous-marine, en Sicile sur le site du film "le grand bleu", je n'étais que très peu passé dans des passages sous-terrains dans l'eau. Pourtant, l'ambiance est magique et on y trouve beaucoup d'espèces qui vivent habituellement dans des profondeurs beaucoup plus importantes. Celles-ci y trouvent en effet les mêmes conditions de température et de luminosité. Pour un plongeur, il est plus facile de plonger dans une grotte à -20 mètres qu'à des profondeurs avoisinant les 100 mètres bien que cela ne doit pas être tout à fait pareil. Les "jeux" de lumière y sont magnifiques et le corail qui y pousse est différent de celui observé dans le récif. Voilà typiquement à quoi ressemble l'entrée d'un petit passage rocheux sous-marin :)

Alors, vous êtes séduits ?
Alors, vous êtes séduits ?

      Aujourd'hui, je croise beaucoup de Mérou oriflamme (Epinephelus fasciatus), allez, eux aussi ils méritent bien une petite galerie d'images :)

      Après avoir évoqué beaucoup de positif, il y a aussi du négatif en mer rouge...Le trafic maritime est vraiment très important et durant ces 2 plongées du jour, au moins une dizaine de bateaux sont passés à pleine vitesse au dessus de nous, créant un bruit très désagréable pour nous mais aussi pour les poissons qui rentrent aussitôt se cacher... Ça doit être pénible pour eux et je suis certain que cela perturbe également les grands mammifères marins qui communiquent en émettant des sons stridents aux fréquences peu perceptibles par l'oreille humaine... De plus, j'ai constaté que beaucoup de plongeurs ne font pas attention au récif et jettent n'importe quoi par dessus bord (ça le fait pas trop pour des plongeurs...) et n'ont pas de scrupules à mettre des coups de palmes sur du corail. J'ai été jusqu'à tirer la palme d'un de mes binômes pour lui montrer qu'il venait de détruire une gorgone entière, ça ne l'a pas plus ému que ça. Par contre, rien à dire concernant l'équipe du club de plongée qui ne cessait de répéter avant chaque plongée "protect the reef". J'ai vraiment apprécié leur façon d'expliquer le pourquoi du comment de l'affaire, en disant que même si on touche la surface d'un corail sans le casser, cela pouvait le faire mourir car les zooxanthelles (symbiotiques aux polypes) à leur surface stressent très facilement et peuvent mourir suite à cela.

 

      C'est juste dommage d'être plongeur et de ne pas protéger le récif ou l'océan en général, c'est un peu le comble ! Je ne comprends vraiment pas...Ce sentiment m'est resté durant tout le séjour, mais j'ai fini par ne plus trop y faire attention pour profiter de mes plongées. 

      Bien sûr, sur les photos que je vous montre, je ne montre pas les paysages où les coraux sont morts. Bien heureusement, il n'en avait que très peu. Mais cette image illustre bien le "making ok" du récif, un champs de corail mort, ça fait peine à voir mais c'est la dure réalité !

      Ce serait trop bête de finir ce carnet de voyage sous-marin par une touche négative, alors voici quelques photos du jour :)

      Il est temps de rentrer au port, avec plein de souvenirs dans la tête, et déjà l'envie d'y retourner mettre la tête sous l'eau !